20 de agosto de 2024

La interrupción democrático-romántica [esp-fr]

El amor es una interrupción democrático-romántica. El amor abre un espacio en el día. Como el increíble nacimiento de una mariposa. Tal vez todo sea insistir en los sueños a pesar del paso del tiempo y los obstáculos. El amor es un viaje dentro del día. De las entrañas del día. De los colores del día. De los rayos de sol del día. Mi vida anterior ya no sé dónde está. Este es el presente exacto. El presente sin mediaciones. Sin intervenciones. Un presente despojado de artilugios. No hay máquinas. No hay artefactos. No hay artificios. Fuego sin artificio. Múltiples fuegos de artificio esparcidos por el cielo estrellado. La vida son estrellas. Luces en el cuerpo. Como pequeñas luciérnagas. Que van por la sangre. El amor son ojos de luciérnagas. Ojos de belleza. El amor es subirse a los barcos con luces de colores adonde quieran llevarnos. Río abajo apacible como un susurro al atardecer que menciona la dicha de nuestra llegada. Todo lo que se ha modificado. Sigo buscando a mi vida anterior y no está por ningún lado. Tomé un tren al edén. Era azul. De un azul intenso. Como una mariposa marina. Un pez que me recorre el cerebro y lo inunda todo de gozo. Mi cerebro está sumergido en el océano de tus ojos. No responde a la contingencia. Sólo sabe de tus palabras. Tus frases son todo lo que conoce. La energía de tu cuerpo y tus palabras. Tu voz de seda que me acaricia. Todo lo que me das, que es como la explosión constante de mi alma. Si alguna vez fui otra, lo olvidé todo. Sólo tu cuerpo, sólo tus palabras, sólo tu arte, sólo tu risa. Que sea eterno. Que no conozca el final. Que esté alimentado por la imaginación y la creatividad. Todo lo que soñé, un día, llegó a mí. Eres el sueño, de la noche, del verano, del balcón apacible, del río que corre corriente abajo y llega hasta el mar. Mi sueño siempre fue música. Siempre fue poesía. Tú eras esa fascinación que mi cerebro había inventado. Una conmoción. Un terremoto que lo sacude todo. La emoción misma. Tú eres la emoción misma, su núcleo. El sentimiento destilado del amor. Su significado. Sus alcances. Sus explicaciones, y sus desvaríos rítmicos. La realidad se descubre distinta. Intenta volver a ordenarse, pero todo es muy profundo para volver atrás. Hay la metamorfosis. Hay la lucha. Hay la mariposa. Hay el vuelo. Hay la catarsis. Hay el sueño. Hay la vida. Quédate. Quédate. Que la interrupción se haga existencia. Crezca y caiga como una catarata hacia lo vivo, hacia lo real, hacia lo definitivo, hacia la literatura. No recuerdo haber amado así antes. Todo lo que soñé me constituye. Eres el sueño y la vida. El movimiento, la transformación, el arte, y el amor. La gran obra, eras tú. Tú la compones, tú la inspiras. Hoy es el día de la luna inmensa y su fuerza. Quédate, hoy comienza la revolución.    
 

[fr] L'interruption démocratico-romantique

L'amour est une interruption démocratico-romantique. L'amour ouvre un espace dans le jour. Comme l'incroyable naissance d'un papillon. Il s'agit peut-être d'insister sur les rêves malgré le temps qui passe et les obstacles. L'amour est un voyage à l'intérieur du jour. Dans les entrailles du jour. Des couleurs du jour. Des rayons de soleil du jour. Ma vie d'avant, je ne sais plus où elle se trouve. Ceci est le présent exact. Le présent sans médiations. Sans interventions. Un présent dépouillé de stratagèmes. Pas de machines. Pas d'artefacts. Pas d'artifices. Un feu sans artifice. De multiples feux d'artifice dispersés dans le ciel étoilé. La vie, c'est des étoiles. Des lumières dans le corps. Comme des petites lucioles. Qui passent par le sang. L'amour, c'est des yeux de lucioles. Des yeux de beauté. L'amour, c'est monter sur des bateaux aux lumières colorées là où ils veulent nous emmener. En aval paisible comme un murmure au crépuscule qui mentionne la joie de notre arrivée. Tout ce qui a changé. Je continue à chercher ma vie d'avant et elle est introuvable. J'ai pris un train jusqu'à l'éden. Il était bleu. Un bleu intense. Comme un papillon de mer. Un poisson qui nage dans mon cerveau et qui inonde tout de joie. Mon cerveau est immergé dans l'océan de tes yeux. Il ne réagit pas à la contingence. Il ne connaît que tes mots. Tes phrases sont tout ce qu'il connaît. L'énergie de ton corps et de tes mots. Ta voix soyeuse qui me caresse. Tout ce que tu me donnes, qui est comme l'explosion constante de mon âme. Si jamais j'étais une autre, j'ai tout oublié. Seulement ton corps, seulement tes mots, seulement ton art, seulement ton rire. Qu'il soit éternel. Qu'il ne connaisse pas de fin. Qu'il soit alimenté par l'imagination et la créativité. Tout ce dont j'ai rêvé, un jour, est venu à moi. Tu es le rêve, de la nuit, de l'été, du balcon paisible, de la rivière qui coule en aval et rejoint la mer. Mon rêve a toujours été la musique. C'était toujours la poésie. Tu étais cette fascination que mon cerveau avait inventée. Une commotion. Un tremblement de terre qui ébranle tout. L'émotion elle-même. Tu es l'émotion elle-même, son noyau. Le sentiment distillé de l'amour. Sa signification. Sa portée. Ses explications, et ses délires rythmiques. La réalité se découvre différente. Elle tente de se remettre en ordre, mais tout est trop profond pour revenir en arrière. Il y a la métamorphose. Il y a la lutte. Il y a le papillon. Il y a l'envol. Il y a la catharsis. Il y a le rêve. Il y a la vie. Reste. Reste. Laisse l'interruption devenir l'existence. Grandir et tomber comme une cataracte vers le vivant, vers le réel, vers le définitif, vers la littérature. Je ne me souviens pas d'avoir aimé comme ça auparavant. Tout ce que j'ai rêvé me constitue. Tu es le rêve et la vie. Le mouvement, la transformation, l'art et l'amour. La grande œuvre, c'est toi. Tu la composes, tu l'inspires. Aujourd'hui, c'est le jour de l'immense lune et de sa force. Reste, c'est aujourd'hui que la révolution commence.

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